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EMDR le commencement

Le 01 octobre 2019, deuxième rendez vous avec la psychologue. J’arrive encore avec 30 minutes d’avance, mais je suis un peu plus rassurée en rentrant dans le bâtiment même si je stresse !! d’autant plus que je vais commencer la méthode EMDR, A cet instant, intérieurement, je me pose la question “ai-je vraiment envie de faire remonter ces souvenirs douloureux ?”

EMDR


Le 01 octobre 2019, deuxième rendez vous avec la psychologue. J’arrive encore avec 30 minutes d’avance, mais je suis un peu plus rassurée en rentrant dans le bâtiment même si je stresse !! d’autant plus que je vais commencer la méthode EMDR, A cet instant, intérieurement, je me pose la question “ai-je vraiment envie de faire remonter ces souvenirs douloureux ?”

Je descends de ma voiture,, et je me dirige vers le bâtiment. Tremblante, je tire la porte, monte à l’étage et me dirige vers le secrétariat pour signaler ma présence. La secrétaire me fait patienter environ 5 à 10 minutes, puis ma psychologue me fait signe pour la suivre dans son bureau. Bien évidemment , elle me questionne afin d’évaluer mon état de santé, durant ces derniers jours. Submergée pas les émotions, je me mets à pleurer, mon corps à mal, tout tourne autour de moi! j’ai la peur en moi, peur que mon agresseur et mes parents arrivent chez moi, peur pour mes enfants. Je lui dit sursauter à chaque bruit de voiture passant devant la maison. La psychologue  me dit que c’est normal d’être en hyper vigilance, exactement comme je devais l’être à l’âge de 8 ans quand les agressions ont commencées.

Elle me propose de commencer la séance, je m’installe sur une chaise, elle se met en face de moi, nos genoux se touchent presque et bizarrement cela me rassure, mais je crains, de ce qui m’attend de cette expérience, car pour moi c’est l’inconnu….

Mon cœur s’accélère …

Elle me demande de me rappeler un souvenir avec mon agresseur, je ferme les yeux et repense à une scène. Très vite mon cœur s’accélère, ce n’est pas une scène agréable, mais pas non plus une scène de viol.  Face à moi, elle fait bouger son stylo de façon latérale et je fais des mouvements oculaires en suivant son rythme. Je ne maîtrise plus rien, les émotions, les odeurs, les phrases, j’ai l’impression de revivre la scène, vu d’en haut. Elle me pose des questions,  arrive à m’apaiser,  à me faire prendre conscience que ce souvenir désagréable n’est pas de ma faute. Il faut que j’arrive à mettre ce souvenir dans une case de ma mémoire, à ne pas le vivre intensément et réussir à prendre du recul.

L’heure avance, je pleure beaucoup mais je suis fière de cette première séance, fière de ce que j’ai pu en ressortir. Je suis vidée, épuisée, mais je suis également angoissée, car j’appréhende les souvenirs encore enfouis au fond de moi et qui vont me faire encore beaucoup souffrir !!

Ma psychologue me donne un conseil, essayer de noter des souvenirs endormis, car mon cerveau, grâce à la méthode EMDR, est capable de traiter les informations qui sont stockées depuis de nombreuses années,  et que  je ne dois en aucun cas les empêcher de ressurgir de mon cerveau. Il  faut que je laisse mon cerveau faire son travail, afin de faire ressurgir des scènes, des images, des noms, …

Durant les deux ou trois jours suivant le deuxième rendez-vous,  je ne me sens pas en forme, je suis en mode” zombie”, je n’arrive plus à participer aux activités avec mes enfants, je suis triste, tout m’énerve et je me fatigue très vite et mes nuits sont peuplées de cauchemars. Lorsque mes nuits sont perturbées, je fais des exercices de cohérences cardiaque que m’a conseillée ma psychologue, et cela m’apaise, et m’aide à retrouver le sommeil pendant quelques heures avant de nouveaux réveils.

Malgré ce” mal être”, j’essaie de reprendre doucement le cours de ma vie…avant ma troisième consultation le 11 octobre 2019.

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